Mardi 15 décembre 2009 2 15 12 2009 13:15

Histoires de Noël

 

 

 

Le petit Renne
au Nez Rouge

 

 


Il était une fois, au pôle Nord, un vieux bonhomme très gai qu’on appelait le Père Noël. On était au mois de décembre et notre ami était très occupé. Tous les jours il se rendait dans son grand atelier où des lutins fabriquaient des jouets très modernes pour les enfants.

Il y avait aussi les rennes que le Père Noël visitait tous les matins, mais celui qu’il préférait s’appelait RODOLPHE il flattait l’animal en disant.

Tu es le plus petit de mes rennes, RODOLPHE, mais tu es le plus beau ! Or, une nuit que le Père Noël dormait et ronflait, le lutin PATAPOUF qui prenait soin des rennes, dit à ses compagnons:

Si on allait se promener dans la forêt, cette nuit, qu’est-ce que vous en pensez, les amis ?

Excellente idée! Youpee!

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, PATAPOUF attela les rennes au traîneau du Père Noël, y compris RODOLPHE, et les lutins partirent en criant:

Quel beau voyage nous allons faire au clair de
lune!

Les rennes couraient si vite que RODOLPHE
tomba dans un banc de neige et ne put se relever. Il
eut beau crier:

Attendez-moi! Attendez-moi!

Hélas les lutins poursuivirent leur course, sans entendre le pauvre RODOLPHE et se promenèrent dans la forêt pendant une heure, puis ils revinrent chez le Père Noël, se couchèrent et s’endormirent.

Le lendemain matin, quand le Père Noël apprît
que son renne RODOLPHE était disparu, il s’écria:

Quel malheur! Quand je pense que mon plus beau renne est perdu! Mais c'est épouvantable!

Notre vieil ami allait désespérer lorsque la Fée des Etoiles arriva sur les lieux en disant:

Ne vous en faites pas, Père Noël, on a retrouvé votre renne, il était gelé, mais je l’ai soigné, dorloté, maintenant il est mieux, seulement il a le nez tout rouge.

Le Père Noël se rendit aussitôt dans le domaine des rennes et RODOLPHE pleurait, il disait dans son langage:

Que je suis malheureux, mon nez est rouge, maintenant, Père Noël, je suis laid et tous mes amis se moquent de moi, on m’appelle le renne au nez rouge.

Ne pleure pas, RODOLPHE, car cette nuit, c’est toi qui éclaireras ma route dans ma grande tournée sur la terre.

Puis, lorsque minuit sonna, mes enfants, le Père Noël se mit en route pour son grand voyage avec notre ami, RODOLPHE, et joyeux notre vieil ami chantait:

ON L’APPELAIT NEZ ROUGE
AH COMME IL ÉTAIT MIGNON
LE PETIT RENNE AU NEZ ROUGE
ROUGE COMME UN LUMIGNON.

Par Zélie
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 12 2009 09:40

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Il fait froid ! Les ours sont là !
Je dois sortir , mais j'hésite !!! Mais avant il me faut descendre remplir le bidon de pétrole pour le poêle , si je veux avoir chaud , dans la maison !!!! Et la météo qui nous annonce de la neige pour jeudi , aux cas ou elle ne se tromperait pas , j'irai faire des courses , car les jours de neige ma voiture reste dans la cour , le patinage artistique  , c'est pas pour moi ! Il me faut plumer deux sarcelles avant , hou quel travail aujourd'hui , je vais pas m'en sortir ! Au secour , qui vient m'aider ?
Bonne journée à tous !

Par Zélie - Publié dans : DIVERS
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 12 2009 11:43
Ce que je vais écrire , n'a rien à voir avec Noèl , mais en ces temps de fêtes , on peut faire comme les petits enfants < REVER > , et espérer retrouver en " Bouvine " , ces fabuleuses courses d'il y a trente ans en arrière , avec cette ambiance chaleureuse qui se dégageait pendant les courses ,  l'amitié et la complicité qui se créaient avec nos voisins de gradins ! Hélas jamais plus on ne recontrera cette ambiance ! Maintenant les gens  , même le dimanche , sont pressés , ça rale si la course commence cinq mn en retard , ça rale si le voisin prend trop de place , et la liste est longue !!!
Mais revenons au sujet :
Du temps de

Goya dans les arènes c'était ça                        

it ça :

La scène se déroule à Lunel : année 1975...
Goya est sur l’affiche,...


Goya est sur l’affiche, des gens sont venus dîner sur place, à 12h30 plus de deux cents personnes font, déjà, la queue devant les guichets encore fermés, c’est de la folie. Demi heure avant la course, les organisateurs affichent complet, et ferment les arènes sous les cris des gens qui n’ont pas pu entrer et qui attendaient depuis des heures. Les Arènes sont combles, des personnes sur les platanes, sur le toit du café le Pavillon une trentaine de personnes droites (avant on pouvait). La course commence dans un brouhaha terrible, le président doit, à plusieurs reprises, réclamer l’ordre, mais les gens se foutaient du reste de la course, ils étaient venu voir le grand Goya. Entracte, tout le monde attend avec impatience, puis le micro nasille, " Messieurs les portiers en place svp :"
Le ton baisse, la foule se calme, cinq, sept ou huit mille personnes présentes ce jour là, je sais pas, c’est à bloc en tout cas.
Soudain la trompette joue, et là, extraordinaire, plus un bruit, plus un geste, les regards des gens deviennent hagards, ils sont saisis tous comme des momies.
Le toril ouvre ses portes, ont entendrait à ce moment là une mouche voler, et le beau et noble taureau fait son entrée sous un tonnerre d’applaudissements, où l’ont croirait que tous va s’écrouler.
Le taureau seul au plein milieu de la piste surveille et guette d’un air amusé, a la sonnerie d’attaque toujours pas un bonhomme en piste malgré qu’ils soient plus d’une trentaine ce jour là.
Le public siffle et bronca à tout rompre, les minutes passent longues une après l’autre, Goya pendant ce temps crée l’émotion plusieurs fois en contre piste, sautant et ressautant. A la 5ème minute, enfin, devant un public fou de rage, un homme saute lestement en piste, il s’appelle Robert Gineste, il appelle Goya par son nom, " Goya ho ho " le taureau remue ses oreilles il attend, l’homme s’élance sans tourneur droit à sa tête, le biou fait de même, ils se croisent dans un mouchoir et c’est la course effrénée qui se terminera haut sur les gradins.

Que dire de plus quand vous avez vu cela, même si toute la course est pourrie après, ce n’est pas grave, vous avez vu ce que vous vouliez voir.
Ce jour là, Goya fut cité 6 fois, Gineste 2 fois, Castro, qui lui prit sa cocarde à 3 800 francs de ce temps, 3 fois, Bouchité 1 fois.
Lorsque Goya rentra au toril sous une ovation d’un autre monde, des gens quittaient déjà les arènes, car ils s’en fichaient de la suite, ils étaient venus voir Goya, point.

Par Zélie - Publié dans : BOUVINE
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 12 2009 10:40

’’Michèu au Paradis’’

Conte Camarguais

 

 

Conte local, tel que le rapporta Gérard Gadiot, en 1968, dans son livre : "En Camargue".


Saint-Pierre était dans sa loge, à l’entrée du Paradis ; il marchait de long en large. Il avait une grande robe blanche, une grande barbe blanche ; une grosse clé d’or pendait à sa ceinture.

« Qu’est-ce que ce pauvre Michèu peut bien faire, se disait-il ; il devrait être ici depuis l’aube (il lança un coup d’œil vers le soleil) ; il est bientôt l’heure de l’apéritif et il n’est point encore arrivé. Le chemin du Ciel n’est pourtant pas difficile à trouver : il n’y a qu’à monter tout droit en quittant la terre ! »
A ce moment, quelqu’un heurta discrètement à la grande porte et l’on entendit : « Ho ! la maison ! » Saint-Pierre regarda par son petit judas — il aurait pu s’en dispenser, car il savait bien que c’était Michèu qui toquait — puis fit semblant de tourner sa clé dans la serrure, et l’huis s’entrouvrit. Michèu entra, tenant son valergues à la main : « Sieu Michèu ! » fit-il.
"Je le vois bien, rétorqua Saint-Pierre. Et alors ? D’où venez-vous à cette heure ; pensiez-vous que j’allais vous espérer toute la sainte journée ?"
" Eh ! que je me suis dit, maintenant que plus rien ne presse, que tu as l’Eternité devant toi, ne force pas, Michèu ! Et je suis venu plan-planet."
« - Passe pour cette fois, dit Saint-Pierre. Allez ! Entrez ! qu’il y a des courants d’air... Essuyez vos pieds et venez vous asseoir. Vous prendrez bien quelque chose... nous travaillerons ensuite ! »
Et voilà Saint-Pierre et Michèu devant leurs verres et une carafe d’eau bien fraîche.
Saint-Pierre reprit :
« Comme cela, le bon Dieu me disait l’autre jour :
Quand ce pôvre Michèu en aura assez de rester en bas, il faudra le faire monter. Hé !...
 » (Michèu opina du bonnet et balbutia un vague remerciement.) « Il est bien brave, ce Michèu... un peu « testard »... mais cela nous donnera l’occasion d’entendre parler la bonne langue provençale. Vous lui donnerez sa feuille de route pour votre loge ! »
« - Il parle provençal, le Père éternel ? »
« - Et qu’est-ce que vous croyez ? Bien sûr, qu’il parle le provençal ! Il parle toutes les langues, mon bon ! Mais, c’est celle-là qu’il préfère. Il a, dans sa bibliothèque, les œuvres de tous les félibres, passés, présents et futurs... il les a toutes... toutes ! »
Les verres étaient vides ; Saint-Pierre les emplit à nouveau. Jamais Michèu n’avait bu un breuvage aussi savoureux ; il le dégustait à petits coups de langue.
« - Allons ! ce n’est pas tout, dit Saint-Pierre, il nous faut régler cette affaire sans trop tarder. Je vais constituer votre dossier. Voyons ! D’abord, je dois peser votre âme. » Et Saint-Pierre s’approcha de Michèu, sembla se saisir de quelque chose «  sus soun pitre  » et déposa ce quelque chose » sur le plateau d’une balance. Michèu, inquiet, n’y vit rien ; le plateau, cependant, s’abaissa. Saint-Pierre mit alors de l’autre côté quelques plumes de flamant, blanches et roses, appuya un peu de l’index du côté de l’ « âme » ; l’équilibre se rétablit ; enfin, à peu près. Le grand Saint-Pierre fit la moue en hochant la tête, l’air de dire : « Ça ne pèse pas lourd ! » Puis, il poussa un soupir qui signifiait : « Enfin ! » et écrivit quelques mots sur un registre. Michèu n’en menait pas large.

« - Oh ! ça n’est pas fini ; il faut que je vous examine encore ! »

Michèu s’apprêtait à enlever son veston ; Saint-Pierre l’arrêta du geste et se mit à lui poser question sur question. Michèu « tombait des gouttes » comme nous disons ici, et pensait que Saint-Pierre aurait fait un bon policier. Il dut avouer que certains jours, il aurait pu travailler davantage ; que, parfois, le samedi, sa présence n’était pas indispensable au marché d’Arles ; que ce n’était pas toujours pour calmer sa soif qu’il avait bu ; et qu’enfin, s’il avait eu quelque accès de goutte, ce n’était pas par suite de frugalité ; mais, qu’en tout cas, jamais, au grand jamais, il n’avait fait de tort à son prochain.
« - Et « li chato ? » demanda Saint-Pierre en fronçant ses gros sourcils broussailleux.
« - Oh ! ça, c’est périmé maintenant ! Quand j’étais jeune, je ne dis pas ; je leur ai bien dérobé « quauqui poutoun » ; mais, depuis, je me suis tenu, on peut pas dire et je suis été bon chrétien ! »
Saint-Pierre ne soufflait mot et observait son vis-à-vis du coin de l’œil ; puis, tout d’un coup, changea d’expression, comme s’il avait brusquement enlevé un masque de sévérité pour le remplacer aussitôt par un masque de bonhomie ; et il dit, l’air complice :
« Vendredi prochain, nous ferons une anchoïade ou un aïoli bien soigné... (Michèu sentit que la partie était gagnée) ...et un de ces jours, nous viderons une bouteille de Châteauneuf-du-Pape. »
Saint-Pierre cligna de l’œil ; Michèu cligna de l’œil, lui aussi, montrant qu’il avait compris la « finesse ». La suite ne fut plus qu’une conversation amicale ; on parla de la Provence, et Michèu montra un si grand amour pour son pays, et s’échauffa tellement pour en montrer les beautés, que Saint-Pierre dut le calmer.
« Votre cause est jugée », dit-il, souriant dans sa barbe. Michèu regarda longuement cette barbe : « Vous me rappelez un de mes bons amis qu’on appelait « lou Boun Diéu de Canèbi », parce que, quand il était jeune, pour jouer le rôle de Dieu le Père, dans une comédie, il s’était mis une barbe de chanvre, et que le nom lui était resté. »
Au grand étonnement de Michèu, Saint-Pierre tira sur sa barbe et montra qu’elle tenait à ses oreilles par des élastiques. Michèu en resta bouche bée. « Tenez, dit Saint-Pierre, lui donnant un livre, regardez ça. Et, si quelqu’un frappe à la porte, répondez par le fenestron que je ne vais pas tarder à revenir ; il faut que j’aille remettre mon rapport. » Michèu chercha ses lunettes, mais ne les trouva pas ; il regarda vaguement le livre, bâilla, battit des paupières, ferma les yeux, son menton chut sur sa poitrine ; il s’endormit.
Il se fit un grand bruit, dehors, et quelqu’un entra qui n’était pas Saint-Pierre.
« Et alors ? Ho ! tu es mort ? » cria Justin, ami de Michèu.
« - Hé ! oui ! tu le vois bien ! Mais tu es donc mort, toi aussi, que te voilà ? »
Il fallut expliquer à Michèu qu’il était toujours bien vivant ; qu’il n’était pas au Paradis, mais en Provence, à Coutignargues, son village, et que, s’il ne reprenait pas plus vite ses esprits, les camarades le laisseraient là, à faire sa sieste, et partiraient sans lui à la « courso di biòu ».

« Oh ! peuchère ! se plaignit Michèu, d’un air vraiment navré, moi qui croyais que... Ah ! Tout est à recommencer maintenant ! Mais, la prochaine fois, je ne sais pas si ce sera aussi facile ! » Et, jetant sa veste sur son épaule, il suivit ses amis pour aller voir « courir les bœufs ».

Par Zélie - Publié dans : LEGENDE
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 12 2009 10:20

ARTISAN

Le peuple des taureaux et des chevaux n'a pas de frontières, c'est pourquoi je vous propose le portrait de Michel-Hervé Lucarotti, homme de cheval, amateur de courses camarguaises, artisan, etc.

L’ÉPERONNIER LUCAROTTI BAT LE FER POUR SAUMUR

lucarotti1.jpg
Mesurer au plus près... pour un rendu unique
Michel Lucarotti prépare les mors des écuyers du carrousel du Cadre Noir

Palefrenier, charron, débardeur, bourrelier, étalonnier, maréchal-ferrant, cocher… Ces métiers liés aux chevaux, longtemps confidentiels voire menacés de disparition pour certains, renaissent aujourd’hui, augmentation du nombre des équidés et valorisation de l’artisanat obligent.
De recherches historiques en savoir-faire oubliés, des artisans ont œuvré jusqu’à l’entêtement pour que ces métiers uniques et garants d’une tradition française ne soient pas perdus. Exemple : l’activité d’éperonnier. Dans les oubliettes depuis le XVIIIe siècle, elle retrouve ses lettres de noblesse entre les mains expertes de Michel-Hervé Lucarotti.


La soixantaine altière, la prestance des gens de chevaux et parfois le verbe haut à l’autorité un peu écrasante, Michel-Hervé Lucarotti rentre aujourd’hui ses griffes et boit du petit lait. Pour lui c’est la consécration. Le prestigieux Cadre Noir de Saumur a requis ses compétences pour repenser l’équipement des chevaux de ses célèbres écuyers. Ainsi l’artisan de Saint-Hilaire-de-Beauvoir se voit confier la conception des mors des cavaliers du carrousel.
Le cheval n’est pas seulement le dada de Michel-Hervé Lucarotti, c’est sa passion, 40 ans de sa vie. Equitation, ferronnerie, orthopédie équestre, artisanat d’art… «Je recherche toujours l’esthétique et la fonction»,  assène-t-il fier de ses différentes "casquettes" dont celle d’éperonnier. C’est-à-dire spécialiste de tout ce qui est à base de fer (on peut y ajouter l’inox, le laiton, le cuivre) dans l’enrênement du cheval: mors, étriers, éperons, caveçons…
Un savoir-faire qui touche à de nombreuses disciplines où l’artisan excelle. Autodidacte certes… mais perfectionniste voire jusqu’au-boutiste. Alors collaborer avec Saumur… « Avec les immortels comme on les appelle, c’est une sacrée reconnaissance».
BLOG3.jpgUne rencontre avec le colonel Jean-Michel Faure, écuyer en chef, en 2007, au Salon du Cheval à Paris, déclenche l’affaire. Galvanisée par l’admiration sans borne du cavalier héraultais pour la référence de l’art équestre français. N’est-il pas adhèrent de l’Association des Amis du Cadre Noir depuis 1986?
Ainsi, de communications téléphoniques en mails, on convient de se retrouver à Saumur. «J’ai découvert une ville superbe où j’ai été reçu comme un roi».
Le Saint-Hilairois en est encore époustouflé. Des discussions entre ces "pointures" de l’équitation – entre autres le maître écuyer Jean-Jacques Boisson, l’écuyer Fabien Godelle ▲ (photo dans les écuries de Saumur) ou les colonels J.-M. Faure et D. Siegwert – découlent l’élaboration des mors en inox à canon de rechange (en cuivre ou en caoutchouc) avec une bossette à tête de gorgone (fabriquée par ailleurs) en laiton qui cache le mécanisme… Voilà pour les spécialistes.
BLOG4.jpgBref, des pièces uniques (►), numérotées et belles comme des œuvres d’art. Du travail d’orfèvre, esthétique et fonctionnel… à la hauteur des exigences de Michel-Hervé Lucarotti. Et du Cadre Noir.
Car de l’adéquation du mors avec la bouche du cheval dépendra en partie la bonne tenue de l’équidé sous la selle. Et, parole de pro: «… Il vaut mieux un cheval qui "boit" son mors et qui "bavarde" qu’un cheval avec une bouche fermée, froide et muette» (extrait du traité d’orthopédie sur les embouchures de M.-H. L.).
Jean-Jacques Boisson, maître écuyer du Cadre Noir, explique: «La rencontre du colonel Jean-Michel Faure et de Michel Lucarotti a été décisive car nous recherchions un artisan de qualité qui pouvait réaliser des embouchures de tradition façonnées avec précision. Des mors inox travaillés sur mesure. Un travail qui réclame l’excellence. Nous avions beaucoup de contraintes, nos idées, nos besoins, Michel Lucarotti nous a amené en plus sa culture et son expérience».
Un savoir-faire d’éperonnier hérité des siècles passés et qui pourrait, si les Arts et métiers reconnaissaient ce travail, reprendre sa place dans les écuries du Saumur. Un dossier en ce sens devrait être déposé par le colonel Siegwart, en charge de l’administration de la grande maison. L’idée étant que l'artisan puisse communiquer son expérience unique et former de futurs spécialistes (▼ Photo : expliquer, démontrer, partager son savoir faire). Le retour des éperonniers à Saumur, encore un rêve et une possibilité de transmission…
BLOG2.jpgTransmettre… cela revient comme un leitmotiv dans la bouche du ferronnier. «J’ai démarré à 14 ans aux côtés de mon grand-père forgeron. Depuis j’engrange les savoirs et personne chez moi pour prendre la suite, regrette-t-il. Alors si le métier d’éperonnier revenait à Saumur, je pourrais passer la main en formant des jeunes».
En attendant graver ses initiales dans les mors du Cadre Noir, voilà de quoi combler cet hyperactif aux multiples centres d’intérêts qui, à l’évocation d’une totale retraite, monte sur ses grands chevaux.
Martine ALIAGA
Par Zélie - Publié dans : PORTRAIT
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